soleil vert - souvenirs de la bonne bouffe au futur antérieu
"... de mon temps la nouriture, c'était de la bouffe !" radote un vieillard en passe d'être euthanasié pour cause de surpopulation ... Soleil vert est devenu un classique, et reste l'un des films d'anticipation les plus sombres jamais réalisé. Il exprime parfaitement la peur, selon les mots de Krishnamurti, de « vivre dans un monde semblable à la mort ». Le titre anglais Soylent green, judicieusement traduit par « Soleil vert » (peut-être un écho de greenhouse effect, effet de serre) est le nom d'une multinationale imaginaire, géant agro-alimentaire produisant des tablettes vitaminées sans goût ni texture, métaphore répugnante d'un progrès sans joie. Elle vient, au début du film, de lancer un nouvel « alicament », le Soylent « green », censé être à base de plancton. Soylent green est tiré d'un roman antérieurement peu connu de Harry Harrison, publié en 1966 : Make room, make room (Soleil vert) qui décrit un New York surpeuplé où s'entassent des millions de chômeurs, où les automobiles ne roulent plus et où règnent le rationnement et la violence. L'action se situe non pas en 2022, mais en 1999. Cette date paraissait assez lointaine en 1966 pour être crédible. /.../ ... le film décrit en outre des politiciens corrompus, des capitalistes cyniques, et des scènes d'émeute qui, de façon subliminale, évoquent des images de camps de concentration. voir ma rubrique ciné http://nouvel-equinoxe.over-blog.com/categorie-10483018.html
Added: Jun 20, 2008; Author: momolemorbak; Duration: 1:26; Views: 478' favoriteCount='1
Tags: aliment conséquences controle crise destruction dictat futur green mensonge mondial planet pollution soleil soylent vert
